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Le blog des Lapinous

Les aventures de deux rongeurs autour du monde...
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Le blog des LapinousNous c'est Coralie et Nico, et notre p'tite Chloé née en 2012. Un goût avéré pour l'aventure et les tropiques, et quelques vadrouilles à notre actif !
Après notre long voyage au cours de l'année 2010, d'autres récits viennent désormais alimenter le blog, au gré de nouvelles destinations...
Nous vivons en Martinique depuis mai 2013.

La grande vadrouille

Initialement le blog des Lapinous a été créé pour nous suivre durant notre périple de mai à décembre 2010. Huit mois d'aventures de l'Indonésie aux archipels du Pacifique...
 
 
 
 
 

Randos en Martinique

Marcheurs réguliers en Martinique, on a compilé ici nos propres topos de randonnée.
De la promenade tranquille aux itinéraires sportifs, une section un peu à part sur le blog...
 

Nos précédentes aventures...

Bali, Madère, la Martinique, Tahiti, les Îles Cook, la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu...
 

Retrouvez-nous !

 

Et retrouvez les copains en voyage !

The Bunnies Blog

English spoken here !

juillet 2015 -

L'escapade au Brésil, en fait on a hésité. Surtout à cause du trajet : 200 km de Cayenne à Saint-Georges-de-l'Oyapock par l'unique route tracée à travers la forêt amazonienne. C'est quasiment une demi-journée de voiture dans chaque sens, donc plus que discutable sur une courte semaine à passer en Guyane...
Ensuite une fois à Saint-Georges on ne savait pas trop à quel micmac s'attendre pour traverser le fleuve, rejoindre la rive brésilienne et trouver un hébergement « fréquentable » à Oiapoque, ville frontière lieu de tous les trafics.

Et depuis les Marais de Kaw où l'on venait de passer la nuit sur le Morpho, il y avait une heure de trajet en bonus pour revenir jusqu'à Roura, sans autre route possible.

bresil_oiapoque
Mais fallait quand même qu'on aille jeter un oeil à cette vie brésilienne, une autre langue, d'autres plats... et la promesse d'une ville digne d'un gentil Far West, à cause de son isolement tout au bout du Brésil : Macapa la capitale régionale est à 600 km de piste d'Oiapoque.
Les copains guyanais avaient achevé de nous convaincre, par leur avis enthousiaste et plusieurs bons plans.

Alors on s'est lancés pour les quelques heures de voiture sur la « Route de l'Est » qui relie Cayenne à Saint-Georges. C'est de la forêt, rien que de la forêt. La faune ne s'est pas montrée, les seuls spécimens croisés étaient tout bleus et tenaient le point de contrôle fixe du pont de l'Approuague...

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À Saint-Georges, village qui semble complètement amorphe sur la rive guyanaise du fleuve Oyapock, on nous avait conseillé de faire un minimum gaffe à laisser la voiture dans un coin pas trop isolé et si possible éclairé, pour éviter de se la faire braquer pendant la nuit...
Les copains nous avaient parlé du parking de la gendarmerie ou de la place du village, sachant qu'il y a aussi des parkings privés proposés pour 10€ la nuit moyennant surveillance. Finalement on n'a pas finassé et on s'est garés près du cimetière juste à côté du départ des pirogues, et on a eu aucun souci mais peut-être aussi du bol.

Pour les piroguiers qui traversent le fleuve c'est loin d'être la foire d'empoigne redoutée, on a géré tranquillement avec le premier qui nous a abordé.

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octobre 2016 : Nous avons fait un second séjour en Guyane, un peu plus long que le précédent ce qui nous a permis de vadrouiller de l'Oyapock au Maroni. Avec une grosse envie de retrouver l'atmosphère brésilienne, c'est cette fois-ci dès la descente de l'avion que nous avons filé vers Saint-Georges-de-l'Oyapock avec une voiture de location, puis sauté dans une pirogue pour traverser le fleuve jusqu'à Oiapoque...

bresil_oiapoque

Oiapoque au Brésil n'est pas exactement en face de Saint-Georges, il faut également remonter l'Oyapock pendant une dizaine de minutes. L'occasion en passant dessous de découvrir le pont le plus ubuesque du monde qui relie une route côté guyanais (à droite) à... la jungle côté brésilien !

Car rien n'a été prévu au Brésil pour installer un poste de douane (par ailleurs un peu utopique : la frontière formée par un fleuve en pleine Amazonie n'existe que sur les cartes et est totalement poreuse dans un sens comme dans l'autre) ni construire une route qui mène quelque part. Le Brésil n'est pas forcément à blamer, l'intérêt du pont est quasi nul entre deux régions isolées du globe qui n'ont pas grand chose à échanger économiquement parlant. Le comble étant que l'état français maintient, à l'année et depuis l'achèvement du pont en 2011, un groupe de policiers en poste de son côté du pont...

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On passe devant Oiapoque... sans s'arrêter ! En fait on va accoster juste un peu plus haut sur le fleuve « chez Rona », un hébergement légèrement à l'écart de la ville.

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Double bon plan, déniché sur un blog de voyage et confirmé par nos amis en Guyane !
Premièrement le Chacara du Rona est un excellent point de chute avec quelques petits bungalows à louer au milieu de la végétation, et une terrasse surplombant le fleuve fait office de resto. Deuxièmement on peut y débarquer directement avec le piroguier sans passer par la case Oiapoque puis taxi. Le tarif habituel de la traversée Saint-Georges - Oiapoque c'est 5€ par personne, pour remonter jusqu'à chez Rona il faut juste compter 1€ de plus.

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Le gîte a son ponton sur l'Oyapock et ses pirogues...

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Il y a même une petite plage (inondée à marée haute, le fleuve dont l'embouchure se trouve 50 km en aval étant encore influencé par l'océan).

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Pour la petite histoire, Rona vend des Havaianas. C'est l'émeute du côté des Lapinettes.
Les tongs sont affichées au même tarif qu'en France mais... le prix est en reals brésiliens, autrement dit entre 3 et 4 fois moins cher. Mais bon comme elles en ont pris entre 3 et 4 fois plus...

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La législation brésilienne voudrait que l'on aille jusqu'au poste de police à Oiapoque pour enregistrer notre entrée dans le pays et faire tamponner les passeports...
Un peu la flemme de faire l'aller-retour dans la soirée, alors tant pis on sera clandestins et ça changera pas grand chose aux statistiques d'immigration.
De toutes façons dès la première caïpirinha chez Rona c'était cuit pour marcher jusqu'en ville !

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Le resto est lui-même une super adresse, simple mais excellent et ultra copieux : viandes ou poissons du fleuve façon feijoada avec les accompagnements, haricots noirs, riz, farine de manioc... servis séparement et à mélanger dans l'assiette.
Le coin est très calme, sans moteur de pirogue ni musique un peu forte. Juste les bruits de la forêt...

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Réveil avec une bonne petite gueule de bois... et en compagnie de toute une famille de singes tamarins qui secouent l'arbre au-dessus du bungalow pour s'empiffrer de noix de cajou !

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octobre 2016 : De retour chez Rona pour deux nuits (sans être davantage passés par le poste de police d'Oiapoque pour les formalités...) nous avons retrouvé les mêmes petits bungalows dans la forêt...

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Et après un premier séjour en Guyane, on emmène toujours son hamac au second !

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Ça fait toujours plaisir de retrouver des têtes connues en voyage !

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Chez Rona, on reste définitivement accros au coin...

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Aux caïpis, et aux repas en bord de fleuve...

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Chez Rona le petit-dej est compris dans la nuitée, ensuite direction le centre-ville d'Oiapoque à une quinzaine de minutes de marche. La route n'est pas ou mal bitumée, les maisonnettes paraissent défraîchies... ici les gens ne roulent clairement pas sur l'or. La ville vit en partie du commerce avec les orpailleurs clandestins qui descendent de leurs campements plus en amont du fleuve pour se ravitailler à Oiapoque, ou y faire réparer leurs machines.

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Bon Oiapoque en soi on y passerait pas trois jours... c'est très sympa de changer d'ambiance le temps de quelques heures, mais y a pas grand chose à y faire au final. On aurait pu négocier avec un piroguier de remonter l'Oyapock pour aller voir le fameux Saut Maripa, mais on n'en a pas pris le temps.
Par contre on a acheté de la cachaca, l'alcool de base de la caïpirinha. Comme notre rhum agricole de Martinique c'est du jus de canne à sucre distillé (dans sa version artisanale, parce que comme pour le rhum il y a la version industrielle où ce sont les résidus de la canne qui sont distillés), mais le titrage est un peu plus faible, autour de 40°.
À noter que l'on n'a jamais ressenti la moindre insécurité à Oiapoque, ni même été démarchés de manière insistante pour nous changer des reals ou nous vendre quoi que ce soit.

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La gare de taxis !

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Le fleuve Oyapock...

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Retour chez Rona pour régler la note très modeste, le coût de la vie étant bien moindre qu'en Guyane. Environ 40€ pour la nuit en bungalow à trois, petit-dej compris. Et dans les 30€ pour notre repas gargantuesque du soir incluant un nombre assez conséquent de bières, caïpirinhas... et jus de goyave, on n'est pas non plus des parents totalement indignes.
Par contre pour s'exprimer en portuguais on est vraiment archi nuls, heureusement que Rona lui parle intelligiblement le français.


octobre 2016 : Nous sommes cette fois-ci allé au Saut Maripa, dont le bas des chutes se trouve à environ 20 minutes de pirogue en amont d'Oiapoque.
C'est le début du parcours des embarcations qui remontent le fleuve Oyapock vers les villages frontière entre la France et le Brésil : Camopi, Villa Brasil... ce sont les bases arrière des orpailleurs clandestins.


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Les pirogues d'Oiapoque dédiées au transport de passagers ne se lancent pas dans la remontée des rapides du Saut Maripa, qui s'allongent sur 2 kilomètres.
Seuls les pilotes des pirogues de fret forcent le passage entre les rochers, moteur à fond...


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Pour remonter en haut de la zone de rapides, il faut marcher. Le piroguier s'arrête à « Piedsaut », sur la rive française, d'où part une ancienne voie ferrée en très mauvais état, qui permet tant bien que mal de rejoindre le fleuve plus en amont en une demi-heure environ à travers la forêt.

Au bout se trouvent des carbets abandonnés, vestiges d’une tentative avortée de développement touristique. Une piste de 25 km qui part de Saint-Georges vient également jusqu'ici ce qui explique la présence de quelques 4x4.


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La baignade est possible (en tout cas en saison sèche) en se méfiant quand même un minimum du courant.

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Le piroguier d'Oiapoque nous attendait au départ de la voie ferrée à l'heure convenue, on s'était laissé 2 ou 3 heures de délai pour la balade et la baignade.
Pour info et par l'intermédiaire de Rona, nous lui avons donné 20€ par personne pour l'aller-retour à Piedsaut (Mini-Lapinette ne comptant pas).


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Pour le retour à Saint-Georges, on avait donné rendez-vous à un piroguier d'Oiapoque pour qu'il vienne nous chercher chez Rona par le fleuve et nous refasse traverser côté guyanais, pas d'embrouilles, et on retrouve la voiture sans problème là où on l'avait laissée la veille.

Reste à se retaper la longue route en direction de Cayenne, toujours sans aucun village sur le trajet (à mi-chemin, il y a tout de même Régina un peu à l'écart de la route principale). Juste quelques baraquements par-ci, par-là...

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Notre prochain point de chute est à Macouria, après Cayenne sur la route de Kourou. Pas vraiment ce que l'on avait prévu mais les proprios de la chouette cabane en forêt que l'on avait réservée initialement il y a quelques jours nous ont rappelés hier... pour nous faire gentiment faux bond.

Lapinette et Grolapin - dans Guyane
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commentaires

Bethsabée 20/10/2015 20:15

Bonjour le gang des lapins! Nous allons tester chez Rona dans qques jours. On vous remercie pour le plan parce Oiapoque et ses hôtels...on connaît, et ça nous a plutôt éloigné de la destination depuis bien longtemps!

Lapinette et Grolapin 22/10/2015 14:06

De nada ! Vous nous direz ce que vous en avez pensé...